Point de collecte cartouches d'encre : où les déposer

Selon l’ADEME, un point de collecte cartouche d’encre se trouve chez les revendeurs de consommables, dans certaines grandes surfaces, en mairie, à l’école, au bureau de poste ou en déchèterie. Vous pouvez aussi renvoyer vos cartouches vides au fabricant, ou les confier à un récupérateur spécialisé. Le bac jaune, lui, les refuse.
Point de collecte cartouche d’encre : où aller près de chez vous
La fiche de l’agence publique consacrée aux cartouches d’imprimante résume le bon réflexe en trois options. Vous déposez la cartouche dans un point de collecte, vous la renvoyez au fabricant, ou vous la confiez à un professionnel de la récupération.
Les lieux de dépôt cités par cette fiche recoupent vos trajets du quotidien :
- les revendeurs de cartouches et les magasins de fournitures de bureau
- certains magasins généralistes et grandes surfaces
- les mairies
- les écoles
- les bureaux de poste
- les déchèteries
La liste reste indicative : un bac en mairie ou à l’école dépend d’une organisation locale. Appelez avant de partir avec un sac plein.
Le bac en magasin, le réflexe le plus simple
Le magasin où vous achetez vos consommables reste le plus pratique : vous y passez le jour où la cartouche neuve remplace la vide. Bureau Vallée, par exemple, décrit sur sa page dédiée un parcours en quatre temps : dépôt en magasin, tri dans un centre, reconditionnement des cartouches réutilisables, recyclage des autres.
Avant de remplir le bac de collecte, lisez les consignes affichées dessus ou posez la question à l’accueil. Elles varient d’un magasin à l’autre, en particulier pour le toner laser, plus volumineux qu’une cartouche jet d’encre.
Déchèterie, mairie, bureau de poste : les autres relais
La déchèterie, dernière ligne de la liste ci-dessus, accepte elle aussi les cartouches. Demandez au gardien où les poser, le contenant change d’un site à l’autre. L’éco-organisme ecosystem, agréé par l’État pour les équipements électriques et électroniques ménagers, propose un outil de recherche par adresse sur sa page consacrée aux cartouches, utile loin des magasins spécialisés.
Hors de France, en Belgique ou en Suisse, adressez-vous à votre commune : l’organisation des collectes y diffère.
Ni bac jaune, ni poubelle d’ordures ménagères
La fiche de l’agence est formelle : une cartouche d’encre ne va ni dans le bac, ni dans le sac, ni dans le conteneur de tri des papiers et emballages. L’éco-organisme ajoute que ses composants imposent un traitement séparé, hors des ordures ménagères. Vos autres emballages suivent les consignes habituelles du point de collecte de tri sélectif.

Imprimante hors service : la cartouche part à part
Quand l’imprimante elle-même rend l’âme, ne la déposez pas avec ses cartouches. Sur sa page dédiée, ecosystem explique que les cartouches peuvent nuire au recyclage de l’imprimante, et même à celui des autres appareils broyés avec elle pour en récupérer les composants. Retirez chaque cartouche d’imprimante, puis déposez-la dans un bac prévu pour elle.
L’appareil vide rejoint la filière des déchets d’équipements électriques et électroniques, qui gère plus de 600 000 tonnes par an selon le ministère chargé de l’écologie (page mise à jour en mai 2026). Les lieux de dépôt sont détaillés dans notre article sur le point de collecte des déchets électroniques.
Le retour au fabricant, sans frais d’envoi
Deuxième voie mentionnée par la fiche publique : renvoyer les cartouches vides au fabricant, dans des colis prépayés. Les trois programmes présentés ci-dessous reprennent les cartouches d’origine de leur fabricant, jamais les compatibles.
HP Planet Partners
Le programme HP Planet Partners propose de renvoyer gratuitement les cartouches usagées, avec des étiquettes prépayées. Pour les grandes quantités, le fabricant prévoit une livraison de boîtes et un service de collecte. La page du programme précise qu’il accepte uniquement les cartouches HP authentiques et les toners Samsung. D’après cette même page, le plastique récupéré sur les cartouches vides sert à fabriquer de nouvelles cartouches de la marque et d’autres produits courants.
Epson, Brother et les autres marques
Epson annonce un programme gratuit, ouvert aux particuliers comme aux professionnels : une enveloppe de retour pour quelques petites cartouches, un carton de collecte au-delà, frais de retour pris en charge par la marque. Les bouteilles d’encre EcoTank en sont exclues.
Brother fournit gratuitement des étiquettes ou des boîtes de retour et oriente les cartouches renvoyées vers son programme de remanufacturage Renew by Brother. Son site aide à s’y retrouver : une référence en TN désigne un toner, une référence en LC une cartouche d’encre. Les cartouches d’autres fabricants sont refusées.
Pour Canon ou une autre marque, ouvrez la rubrique recyclage ou environnement du site du fabricant, la référence de la cartouche sous les yeux. Faute de programme adapté, le bac en magasin prend le relais.

Préparer vos cartouches avant le dépôt
Quelques précautions évitent les traces d’encre au fond du sac et facilitent le tri en aval :
- glissez chaque cartouche jet d’encre dans un petit sachet, ou dans l’emballage de la cartouche neuve qui la remplace
- laissez le toner dans sa boîte ou dans un sac bien fermé, la poudre résiduelle salit tout ce qu’elle touche
- ne percez pas, ne démontez pas et ne videz pas les cartouches, une pièce intacte reste candidate au remanufacturage
- regroupez-les dans un sac en papier posé près de la porte d’entrée, pour penser à les emporter
- mettez de côté les cartouches encore pleines, qui relèvent plutôt du don
Même logique que pour les points de collecte des capsules de café : chaque circuit a ses consignes, et un dépôt propre passe plus vite au tri.
Revendre ses cartouches vides : un rachat au cas par cas
Une cartouche d’origine en bon état se remanufacture, elle garde donc une valeur pour le reconditionneur. C’est ce qui explique le rachat de cartouches vides proposé par certaines enseignes et entreprises spécialisées, que mentionne aussi la fiche publique.
Chez Bureau Vallée, la page consacrée au rachat indique que certains modèles rapportent de l’argent, selon une liste de références publiée par l’enseigne. Une cartouche absente de cette liste n’est pas refusée : l’enseigne la reprend en magasin et se charge de son recyclage.
Gardez des attentes mesurées : seules certaines références sont rachetées et la contrepartie dépend du modèle. Le rachat récompense un geste de tri, il ne constitue pas une source de revenus.
Des sociétés spécialisées rachètent aussi les cartouches vides. Avant de leur expédier un carton, lisez leurs conditions : qui paie l’envoi, quelles références sont retenues, et ce que devient une cartouche écartée.

Recyclage ou remanufacturage : le parcours après le bac
Une fois collectée, la cartouche emprunte l’une des trois voies décrites par l’agence :
- la réutilisation, pour fabriquer des cartouches vendues comme neuves
- la valorisation matière, dans l’industrie de l’impression ou dans d’autres secteurs comme la sidérurgie et la plasturgie
- la valorisation énergétique, autrement dit l’incinération avec récupération d’énergie
Dans le réseau de l’éco-organisme déjà cité, les cartouches déposées dans les bacs partent chez un prestataire sous contrat qui les trie. Celles qui peuvent encore servir sont remises en état, nettoyées, rechargées d’encre et testées avant de revenir sur le marché. Les autres sont valorisées énergétiquement dans des installations spécialisées situées en France, par exemple comme combustible pour l’industrie.
Au sens strict, le recyclage des cartouches ne concerne donc qu’une partie du flux. Il porte notamment sur les plastiques et les métaux, selon la même source. Le remanufacturage, lui, garde la cartouche entière et la remet en service, ce qui épargne la fabrication d’un boîtier neuf.
Compatible, rechargée, remanufacturée : trois produits distincts
Ces trois mots se croisent dans les rayons et prêtent à confusion :
- la cartouche compatible est fabriquée par un tiers pour fonctionner dans l’imprimante d’une autre marque
- la cartouche rechargée est une cartouche existante dont le réservoir a été rempli de nouveau, parfois par son propriétaire avec un kit
- la cartouche remanufacturée a été remise en état, nettoyée, remplie puis testée par un professionnel, selon le processus décrit plus haut
Ces nuances pèsent au moment du dépôt. En magasin, demandez si le bac accepte les compatibles. Pour un retour au fabricant, HP, Epson et Brother ne reprennent que leurs cartouches d’origine. Et le rachat, quand il existe, porte sur une liste de références précises.
Entreprises, écoles, administrations : collecter en volume
Un service administratif, un secrétariat de mairie ou une école vident des toners en continu. Pour ces volumes, la page professionnelle d’ecosystem, qui s’adresse aussi aux administrations et aux associations, publie une liste de prestataires spécialisés sous contrat, répartis dans plusieurs régions, qui collectent, trient et remanufacturent les cartouches usagées.
Les fabricants ont aussi prévu ce cas : HP propose une livraison de boîtes et un enlèvement pour les grandes quantités, Epson un carton de collecte enlevé par son partenaire, Brother des boîtes de retour. Côté organisation interne, trois réflexes simplifient la collecte en entreprise :
- installer un carton unique, bien identifié, à côté de l’imprimante partagée
- désigner une personne qui déclenche l’enlèvement quand le carton est plein
- séparer les cartouches d’origine, éligibles au retour fabricant, des compatibles
Dans une école ou une association, la démarche devient vite une action collective, sur le modèle des collectes de stylos portées par les points de collecte TerraCycle. L’intérêt pédagogique compte alors autant que le volume récolté.
Prochaine étape : rassemblez les cartouches qui dorment dans vos tiroirs, glissez-les dans un sachet et repérez le bac le plus proche, en magasin ou à la mairie. Pour une cartouche d’origine, regardez d’abord si votre marque propose un retour gratuit.